Effet de levier réel des banques françaises, 4° trimestre 2014

Publié par Goldbroker ™ | 24 févr. 2015 | Articles

Un récapitulatif du leverage réel des 4 Gos banques (banques systémiques) françaises à la fin de ce dernier trimestre montre clairement que la confiance ne peut pas régner dans le système bancaire en France comme en Europe car elles sont très loin de respecter les règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan, à savoir un leverage inférieur à 10 correspondant à un ratio Core Tier 1 supérieur à 10 %.

 

Document 1 :

 

Sommes en milliard d’euros.

 

Il faudrait augmenter les capitaux propres de ces 4 Gos banques de… 445 milliards d’euros pour respecter les règles prudentielles d’endettement telles qu’elles ont été définies par ce bon vieux Greenspan ou diminuer le total de leurs dettes de… 4 500 milliards !

Pire : la situation de nos Gos banques ne s’améliore pas globalement depuis fin 2013.

 

Document 2 :

 

Le total de leurs bilans représente plus de 3 fois le PIB de la France (2 157 milliards d’euros).
Pire : il repose sur de l’argent non gagné (près de 500 milliards d’euros), c’est-à-dire sur de la création monétaire.

Les banksters du Crédit Agricole (CASA) sont miraculeusement (potentiellement) sauvés par les péquenots des caisses régionales (en attendant de se prendre une bonne claque aux Etats-Unis) ainsi que les mécanos de la Générale et Natixis qui se cache derrière BPCE (dont le patron est renvoyé en correctionnelle). Les banksters de BNP ont été lourdement amendés… aux Etats-Unis.

Quelques petits rappels : en suivant la même méthode d’analyse, Citigroup respecte ces règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan (à savoir un leverage égal à 10 correspondant à un ratio Core Tier 1 de 10 %), les 8 plus grandes banques des Etats-Unis ont globalement un leverage de 12,9 correspondant à un ratio Core Tier 1 de 7,75 % proche des exigences de la BRI dans les années 80 (respectivement 12,5 et 8 %) et le total de leur bilan représente moins de 60 % du PIB annuel américain

Les banquiers, c’est-à-dire les cadres dirigeants de ces grandes banques connaissent très bien la gravité de la situation dans leur propre établissement, et il en est de même pour les autres. Ils n’ont donc pas confiance entre eux, c’est ce qui bloque le marché interbancaire.

Cependant, leurs groupes de pression ont réussi à faire adopter par les autorités des pays européens une usine à gaz de règles absconses de façon à mieux camoufler leurs errements létaux.

Ce problème n’est jamais abordé dans les médias ni officiellement dans les milieux financiers selon cette méthode. Elle a pourtant été (plus ou moins) clairement explicitée par ce bon vieux Greenspan et d’autres dont la BRI, Axel Weber, la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni et même l’Union Européenne (dans sa directive CRD IV).
Je ne fais que reprendre leurs idées.

Pour l’instant, il n’y a pas encore eu de tsunami bancaire, le marché interbancaire ne fonctionne plus, la crise rampante perdure, le désordre allant croissant.


Source originale: Chevallier


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