Charles Gave : Quel avenir pour l'Europe et l'euro ?

Publié par Richard Détente | 23 avr. 2018 | Articles

 

Idées clés :

- Charles Gave : "Toutes les tentatives de recréer l'Empire romain ont terminé dans le sang."

- L'Europe est une civilisation, pas une nation.

- Les régimes de change fixe font diverger les économies européennes.

- Le projet européen actuel n'est pas techniquement cohérent. Un régime de change fixe impose une solidarité budgétaire dans la zone concernée.

 


Cette semaine, on continue avec une interview de Charles Gave sur le sujet de la cohérence économique de la monnaie unique, l'euro.

Avant de démarrer, comme d'habitude, je vous donne quelques clés de compréhension pour que vous puissiez aborder cette interview dans les meilleures conditions.

- Taux de change fixe :

Un taux de change fixe empêche l'équilibrage des flux entrants et sortants entre deux pays.

Dit autrement, des taux de change variables permettent d'avoir une balance commerciale neutre entre deux pays.

Si les taux de change sont fixes, tout déséquilibre entre la productivité de deux pays va se traduire par une désindustrialisation du pays le moins productif.

C'est pour ça que Charles Gave parle à un moment de flux destructeurs dans un régime de change fixe.

Si vous voulez plus d'informations, allez voir ma vidéo "pourquoi l'euro est mal conçu" dédiée à cette question des taux de change.

À un autre moment dans la vidéo, il parle de la différence du nombre de fonctionnaires entre la France et l'Allemagne et pointe cette différence comme une incohérence par rapport à une stratégie de taux de change fixe entre nos deux pays.

La raison est la suivante : un trop grand écart entre le nombre de fonctionnaires provoque une différence de productivité qui fait diverger nos deux économies.

C'est ce type de divergences économiques qui rend destructeur un régime de taux fixe entre pays.

- Présomption fatale :

Le principe, c'est que seule la très grande multiplicité d'actions individuelles permet de faire émerger la voie la plus adaptée.

Le libéralisme, c'est le darwinisme appliqué à l'économie.

Comme le socialisme, il a pour objectif de vouloir définir un projet économique collectif pour une société alors que nous sommes collectivement incapables d'anticiper l'avenir.

C'est cette idée du socialisme qui prétend que nous sommes assez intelligents collectivement pour définir notre avenir que Hayek appelle la "présomption fatale".

Voilà, je vous demanderai donc d'avoir ces éléments à l'esprit lorsque vous écouterez Charles Gave, afin d'être en capacité d'entendre ce qu'il peut éventuellement vous apporter comme nouvelles idées pour enrichir vos réflexions, plutôt que de vous arrêter sur les points avec lesquels vous n'êtes pas d'accord.


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